Nouvelle traduction du missel – RITES d’ENTRÉE (1) orientation, chant et procession

La messe commence. Le peuple est rassemblé et entonne un premier chant. Pendant ce temps, les servants et le prêtre entrent en procession derrière la croix. Ces simples faits recèlent déjà une profonde signification. L’assemblée qui chante n’est pas un simple club d’amis qui se réunissent entre eux et partagent la même passion. C’est un peuple en marche. Le chant unifie les cœurs dans la marche et la rend plus légère au milieu des fatigues de ce monde.

La procession de quelques-uns au nom de tous, est là pour rappeler que notre vie est une marche. Certaines de nos liturgies (présentation de Jésus au temple, dimanche des Rameaux, ou Vigile Pascale) font d’ailleurs processionner toute l’assemblée. Notre marche n’est, par ailleurs, pas hasardeuse et sans direction. Elle est orientée, tournée dans une direction particulière : vers l’est, vers le soleil levant, vers Celui, le Christ, qui pour toujours s’est relevé des morts, a vaincu ses ténèbres, et dont la venue définitive est le terme de notre histoire. Dans nos églises, lorsque l’orientation géographique n’est pas possible, elle est signifiée par la présence de la Croix. Nous sommes tous tournés vers la Croix (derrière l’autel), vers Celui qui est le vrai Orient. Ainsi, notre vie n’avance pas seulement parce que le temps file ; notre histoire ne prend pas seulement la direction que lui imposent les puissances visibles de ce monde. À la messe, rassemblés, tournés dans la même direction, nous comprenons que notre vie est une marche qui nous prépare à la rencontre de Celui qui vient, qui conduit et achèvera l’histoire.

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