« La création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. » (Rm 8, 22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)

Frères,
j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir.
Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté
de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux :

La souffrance est passagère, mais la gloire éternelle.

Le « temps présent » demeure toutefois la seule dimension ou nous pouvons rencontrer Dieu. L’instant nous ramène à la réalité, à notre condition humaine, à notre finitude. Ce corps qui souffre est appelé à la gloire. Notre corps nous enracine dans le temps présent car si l’esprit peut « s’évader » dans le passé ou l’avenir, le corps nous plonge dans l’instant.

Notre corps nous rend aussi profondément solidaires de la création : le récit de la Genèse illustre bien cette dimension de l’homme ; Gn 2, 7 : « Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. »

L’homme est la seule créature appelée à « faire passer toute la création » vers la gloire nouvelle. Profondément solidaire de la création, l’homme en est aussi pleinement responsable. Il en résulte que le péché de l’homme se manifeste dans toute la création : a des conséquences « cosmiques ». Cette relation entre le péché et la dégradation de la création a été soulignée par Benoît XVI : « Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction. »

L’écologie n’est pas d’abord une question de législation, mais de conversion !

Invitation pour cette semaine

Veillons à prendre soin de la Création pour accomplir notre vocation humaine et chrétienne

Aller plus loin avec le Pape Benoît XVI

« Telle est la joyeuse annonce de la foi : il n’y a qu’une source bonne, le Créateur. Et par conséquent, vivre est un bien, c’est une bonne chose d’être un homme, une femme, la vie est bonne. »

Benoît XVI, Audience générale du mercredi 3 décembre 2008
Les relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul

Lire le texte du Pape Benoit XVI

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