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Une paroisse branchée et connectée – Edito 2019 n°6

En 1946, Madeleine Delbrêl, mystique et assistante sociale (1904 – 1964) témoignait combien la fécondité de la vie du Bienheureux Charles de Foucauld tirait sa force de l’Adoration Eucharistique, elle écrivait ainsi : « Mieux que quiconque, le Père de Foucauld a eu conscience des abîmes de grâce contenus en puissance dans un tabernacle, mais auxquels il faut un trait d’union avec le monde, auxquels il faut des gens livrés, qui en soient comme le fil conducteur, comme la prise de courant, comme le branchement sur toute la pauvre humanité. […]. Si au contraire tant de tabernacles de nos villes, de nos patronages, de nos villages semblent les sépulcres d’un être aimé, c’est qu’il leur manque, prosternés devant eux, des gens dont la seule occupation soit de recevoir de l’Eucharistie la grâce qui les rendra priants, immolés et donnés à leurs frères. Partout où, dans les églises, il y a eu des adorateurs « en esprit et en vérité » : un Curé d’Ars, un Benoît Labre, un Charles de Foucauld, la grâce a bousculé des âmes et le monde a tressailli. »

Depuis quelques années, des paroisses partout en France (200 aujourd’hui) ont mis en place l’Adoration Eucharistique continue et l’on constate de beaux fruits
pour la communion fraternelle et la mission.

À Saint- Saturnin et Saint-Maxime, avec les équipes d’Animation Pastorale, nous avons à notre tour souhaité offrir ce beau cadeau à nos paroisses.

Un site (https://adorationantony.com) a été mis en place, une équipe s’est constituée et des aménagements ont été réalisés à l’oratoire saint Raphaël (2, Ruelle à Riou) et dans l’église Saint-Maxime.

S’engager à venir adorer une heure par semaine, en couple ou en binôme, constitue un formidable levier pour sa vie spirituelle, dans la fidélité et soutenu par la communauté. Cette chaîne ininterrompue de priants engendre une communion fraternelle très forte, nous devenons ’connectés’ les uns aux autres. Enfin, l’Adoration Eucharistique est au cœur de la mission de l’Église. Jour et nuit, les adorateurs intercèdent pour la paroisse et la ville. Ils confient tout spécialement à Dieu ceux qui souffrent, les plus pauvres, mais aussi tous les mouvements et associations qui œuvrent dans nos paroisses. Tous, adorateurs ou non, sommes concernés et pouvons recueillir le fruit de cette prière.

En nous rendant présent à Dieu une heure par semaine devant le Saint Sacrement, nous rendons Dieu vraiment présent à notre humanité. Coup d’envoi le 18 novembre. Venez, Adorons !

Père Olivier Lebouteux