Les royaumes des hommes reflètent mal le Royaume de Dieu. Le prophète Samuel prévenait déjà les Hébreux qui réclamaient un roi :
« Tels seront les droits du roi qui va régner sur vous. Vos fils, il les prendra, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et ils courront devant son char. Il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes de guerre et les pièces de ses chars. Vos filles, il les prendra pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie. Les meilleurs de vos champs, de vos vignes et de vos oliveraies, il les prendra pour les donner à ses serviteurs. (…) Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves » (1 Samuel 8).
La royauté de Dieu, au contraire, porte en elle notre libération. « Le Seigneur règnera, pour les siècles des siècles ! » (Ex 15,18) : c’est à la sortie d’Egypte, juste après le passage de la mer Rouge, que cette royauté est annoncée pour la première fois dans la Bible. Et c’est dans sa Pâque, des Rameaux à la Résurrection en passant par sa croix, que le Christ vient la réaliser définitivement pour nous.
À quoi pouvons-nous reconnaître que le Royaume grandit, à l’intérieur comme au milieu de nous ?
Saint Paul le dit clairement, « le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Rm 14,17). Quand je m’ajuste au projet bienveillant de Dieu, quand je fais la paix en moi et autour de moi, quand je cherche les vraies joies, le Royaume grandit. Quand l’amitié vraie, fondée sur la charité, éclaire notre communauté, le Royaume grandit encore. Que nos Journées d’Amitié en soient le signe, pour éclairer tous leurs participants, accueillants comme accueillis !
Père Guillaume LECLERC







