Le Temps Ordinaire – Edito 34 2021

En liturgie, depuis le lundi de Pentecôte, nous sommes retournés dans ce que l’Église appelle « le Temps Ordinaire ». Finis les ornements blancs ou rouges : nous repassons au vert !

Quoique ! … Le lundi de Pentecôte, nous fêtions Marie, Mère de l’Église ; le dimanche suivant, la Sainte Trinité et celui d’après, le Saint Sacrement… Avouez qu’il y a plus ordinaire !

En fait, c’est ce weekend que nous retrouvons vraiment le Temps Ordinaire. Faut-il en déduire que les textes de nos Eucharisties du dimanche vont se faire plus ternes, avec moins de relief et moins d’éclat ? Certes non. D’une part, parce que le dimanche est tout au long de l’année un prolongement de la Pâque du Seigneur et d’autre part, parce que les textes – à commencer par ceux de ce dimanche – ne nous invitent pas à la morosité.

Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel fait dire à Dieu : « À la cime du grand cèdre, je cueillerai un jeune rameau, je le planterai sur une montagne élevée … il produira du fruit et deviendra un cèdre magnifique. » Quelle belle image de jeunesse et de renouveau ! Saint Paul ajoute : « Nous avons pleine confiance » Et nous voilà déjà loin de la morosité…

D’ailleurs, frères et sœurs, le retour de ce temps ordinaire, n’est-il pas vrai que nous le désirons ardemment ? Laisser derrière nous les contraintes et les tristesses endurées depuis tant de mois, jeter aux orties les masques étouffants et les gels gluants, nous retrouver de plus près, ne plus craindre les rencontres, envisager des projets plus ambitieux, n’est-ce pas là notre espoir ?

Déjà, nos chaines se sont un peu distendues et nous avons bon espoir de passer un été plus normal, plus … ordinaire, comme le temps liturgique du même nom. Même s’il faut le faire avec prudence, comme nous y sommes invités, respirons mieux, quittons nos craintes et entrons dans ce proche avenir avec confiance. L’Évangile lui-même nous y invite : « C’est comme un homme qui jette du grain dans son champ. Nuit et jour, qu’il dorme ou se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment …Et dès que le grain le permet, on y met la faucille et c’est le temps de la moisson ».

Fasse, Seigneur, que ce temps soit arrivé.

Père Jean-Jacques BODVING

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