LE TEMPS D’UN VRAI DISCERNEMENT

Avant de vous inscrire, prenez le temps de lire attentivement le texte suivant.

La période que nous vivons et les questions relatives à la possibilité de célébrer la messe avec des fidèles peuvent nous inviter à un approfondissement et à un à vrai discernement sur la manière dont nous vivons ce rendez-vous dominical.

Venir à la messe le dimanche fait partie de notre vie et de notre emploi du temps. Mais nous savons également que venir à la messe ne représente pas le tout de notre vie chrétienne. Elle en constitue certes « la source et le sommet », mais pour irriguer et fonder notre relation à Dieu et à nos frères. Ce temps de manque peut ainsi nous inviter à considérer profondément ce qui constitue la célébration Eucharistique que l’on ne peut en aucun cas réduire uniquement à la communion sacramentelle.

Cette situation nous invite en particulier à considérer les dimensions personnelles et communautaires mais aussi le lien étroit entre la Parole de Dieu et l’Eucharistie. Recevoir l’Eucharistie au sein d’une communauté suppose d’œuvrer à la communion concrète entre ses membres : par la charité, le pardon, la communion et l’attention aux plus faibles. Même en période de confinement, nous pouvons avoir des occasions variées de rester en communion les uns avec les autres.

L’impossibilité de participer à la messe ne nous empêche nullement de prier avec la Parole de Dieu, d’y consacrer un temps prolongé non seulement le dimanche, mais chaque jour de la semaine. Nous pouvons accueillir ce temps de privation de la messe comme une invitation à découvrir une liturgie de la Parole familiale ou personnelle.

Enfin, ce « jeûne eucharistique » temporaire et imposé peut nous donner l’occasion de retrouver le sens profond de ce sacrement. Certains catholiques en sont aujourd’hui privés dans un contexte de persécution bien plus sévère que ce que la situation sanitaire nous impose actuellement.

Cela ne les empêche nullement de vivre pleinement leur vie de baptisés avec le secours de la grâce de Dieu. Dans la Bible, les temps de manque et d’épreuves précèdent toujours des déplacements et des évolutions significatives.

Si l’église rappelle la nécessité de participer à la messe, elle n’impose pas la communion sacramentelle (Cf Catéchisme : « L’Église fait obligation aux fidèles de participer les dimanches et les jours de fête à la divine liturgie et de recevoir au moins une fois par an l’Eucharistie, si possible au temps pascal préparés par le sacrement de la Réconciliation. Mais l’Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours. » (CEC 1389).

Comment nous préparons-nous à vivre cette rencontre sacramentelle avec le Seigneur ? Si la messe n’est pas encore possible en présence de fidèles, il est en revanche tout à fait possible de venir se confesser chaque semaine (jeudi, vendredi et samedi à Saint Saturnin – et même à d’autres moments si nécessaire).

Enfin, venons-nous communier simplement pour être « en règle », ou « par habitude » ? Rien n’est plus dangereux pour la vie spirituelle qu’un cœur habitué au don de Dieu dans l’Eucharistie. Nous pouvons vivre avec fruit une communion spirituelle vécue au plus profondément de nous-mêmes dans un fervent désir de nous unir à Dieu.

Voici quelques pistes pour aider à notre discernement. Certes l’Église peut proposer la communion en dehors de la messe, mais cela n’a rien d’obligatoire et doit répondre à un juste motif.

Que l’Esprit nous éclaire pour savoir reconnaître la Volonté du Seigneur pour nous en cette belle fête du Christ Roi de l’Univers.

P. Olivier LEBOUTEUX

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