« …. 14 juin 2020, la Fête Dieu ! …. »

« …. 14 juin 2020, la Fête Dieu ! …. »

Voici le lien entre l’Eucharistie et la Campagne de l’Église Catholique contre la Faim et pour le Développement :

Autrefois, on disait « la Fête Dieu » et maintenant : « la Solennité du Corps et du Sang du Christ ».

En fêtant le Corps et le Sang du Christ, nous devenons les bénéficiaire du désir de Dieu de voir tous ses enfants « de toutes races et de toutes nations, jusqu’aux extrémités de la terre » rassemblés (communion) pour constituer « la famille humaine », fruit de justice et de paix.

La nouvelle alliance, sans cesse réactualisée par l’Eucharistie, est don et amour. C’est à cela que nous sommes appelés en fêtant et célébrant le Corps et le Sang du Christ.

Dans son discours aux participants à la conférence internationale des ONG le 3 Mai 1960, le pape Saint Jean XXIII déclarait :

« ….Vous êtes venus chercher la bénédiction du Pape sur une grandiose entreprise, qui fait actuellement l’objet de vos efforts et de vos préoccupations, l’organisation à l’échelle mondiale, de la « Campagne contre la Faim », lancée récemment par l’initiative du directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Soyez les bienvenus, car vos soucis en ce domaine rejoignent ceux de l’Église…Que fait, en effet, l’Église en ce monde ? Elle y continue l’œuvre du Christ, dont il est écrit qu’ « il passa en faisant le bien et en guérissant… qui

pertransiit benefaciendo et sanando. » (Ac, 10, 38.)

Ce discours du pape Jean XXIII fut reçu par les Eglises locales tant comme un appel que comme une impulsion et c’est dans leur diversité et dans l’esprit du principe de subsidiarité tel que défini par le pape PieXI dans Quadragesimo Anno (paragraphes 86, 87 et 88) qu’elles y répondirent chacune à sa manière et selon ses charismes.

 

En France, les évêques donnèrent mission aux mouvements et services d’Eglise d’unir collégialement leurs efforts pour se joindre à cette vaste campagne contre la faim dans le monde.

Ce fut d’abord le CCCF (Comité Catholique Contre la Faim). Puis, dans le souffle de Vatican II « offrir au genre humain la collaboration sincère de l’Église pour l’instauration d’une fraternité universelle (Gaudium et Spes) », ce fut le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) qui, du fait de l’impérieuse nécessité de demeurer solidaire du reste du monde, se nomme désormais CCFD-Terre Solidaire et pour lui cette solidarité fraternelle se pratique par le Partenariat avec tous les « acteurs de développement » et les bénéficiaires ICI et LA-BAS.

Tel que le pratique le CCFD-Terre Solidaire, le partenariat se définit ainsi : « Les pauvres ne sont pas les « objets » de la sollicitude des riches, ils sont collectivement les « sujets » du combat contre la faim et pour leur propre développement dans le respect mutuel et la fraternité ICI, LA-BAS et ICI=LA-BAS. » Concrètement, les voies séculières de ce partenariat sont le soutien aux « projets-actions » de développement LA-BAS, à l’éducation au développement ICI, ainsi qu’aux actions de «Plaidoyer» ICI et LA-BAS.